jeudi 1 novembre 2012

Pablo, Guillaume et Gertrude



PABLO
APOLLINAIRE TOME 2
Chez Dargaud

Voilà, le tome 2 est disponible chez les bons libraires. Fernande Olivier a délaissé Picasso. Elle devient la muse de bien d’autres peintres. Picasso pendant ce temps ne vend pas ses toiles et on sent que l’absence de Fernande lui pèse.  Il s’entoure alors de ses amis et autres connaissances dont celle du Baron Mollet. Un jour celui-ci l’emmène à la gare St Lazare où il va rencontrer un homme au verbe excentrique. C’est Guillaume Apollinaire. Une grande histoire d’amitié débute dans ce Montmartre décadent. 

Puis deux Américains débarquent à Paris. Les Stein. Gertrude Stein et son frère recherchent des œuvres d’art et des artistes avant-gardistes. Chez Sagot, un ancien clown reconverti en marchand d’art et ayant acquis des toiles de Picasso, les Stein s’émerveillent devant ses créations et les achètent.
Ils furent accompagnés dans l’atelier de Picasso où Fernande Olivier était revenu. Cette rencontre, Fernande Olivier la raconte dans son livre Picasso et ses amis.
 « Picasso eut la surprise, un jour, de voir arriver chez lui deux Américains, le frère et la sœur. Paire-type. Lui, l’air d’un professeur, chauve, avec des lunettes d’or. Longue barbe aux reflets roux, l’œil malin. Un grand corps roide, aux attitudes curieuses, aux gestes raccourcis. Le vrai type américain juif allemand. Elle, grosse, courte, massive, belle tête, forte, aux traits nobles, accentués réguliers, les yeux intelligents, clairvoyants, spirituels. L’esprit net, lucide. Masculine, dans sa voix, dans toute son allure. Picasso les avait rencontrés tous deux chez Sagot, et séduit par la personnalité physique de la femme, il lui avait avant même de la mieux connaître, proposé de faire son portrait. […] Ils comprenaient la peinture moderne, sa valeur artistique et l’influence qu’elle pouvait acquérir. »

Gertrude Stein devant son portrait.
Le tome 2 qui se déroule pendant l’année 1905 se termine à cette date le 11 Mai 1906 où Picasso et Fernande partent en train pour Barcelone.
Dans ce volume, Julie Birmant et Clément Oubrerie dépeignent avec réalisme les difficultés aux artistes d’être reconnus .Ici nous découvrons les « personnages » déjà présents dans le premier, avec plus de détails entre le côté ésotérique de Max Ernst et ces artistes qui baignent dans les vapeur de l’opium.

  Céline B.
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