expr:class='"loading" + data:blog.mobileClass'>

dimanche 27 novembre 2011

THE ARTIST

Saluons les artistes!
 
Film très attendu à sa sortie nationale après avoir conquis le festival de Cannes 2011, il ravive nos souvenirs des films muets de Buster Keaton ou Charlie Chaplin pour ne citer qu’eux. L’histoire se passe à Hollywood en 1927 (veille du Krach boursier et pendant la prohibition et de la mise en place des comités de censure dans la production et écriture des scénaries). Ici le sujet tourne autour du passage du muet vers le cinéma parlant.
Les deux protagonistes du film, George Valentin (incarné par Jean Dujardin) et Peppy Miller (jouée par Bérénice Béjo) vont rythmer l’histoire avec leur relation complexe passant de la comédie au drame. A cette époque, les comédiens du cinéma muet perdaient vite leur emploi, ne pouvant adapter leur jeu au cinéma parlant étant trop habitués à grossir, exagérer leurs expressions et gestuelles. Par ailleurs savoir dire et jouer un texte relevait de compétences qu’ils n’avaient pas forcément.

Ainsi le personnage de George Valentin nous rappelle Charlie Chaplin, qui a l’époque défendait ardemment les films muets et tournaient en ridicule les films parlants (bavards) dont pour lui les dialogues étaient sans intérêt. Pour critiquer cette nouvelle technique filmique et au-delà de ça l’utilisation de la mécanisation et tout le système capitaliste, Charlie Chaplin dans Les Temps Modernes, incruste des effets sonores tels que la voix off du magnéto qui parle, de l’écran espion avec le directeur qui donne des instructions et ordres absurdes et les gargouillis au poste de Police.

(La présence du chien dans "The Artiste" rappelle: Dog's Life)





D’autres films se sont penchés sur cette transition du muet au parlant. Par exemple dans Singing in the Rain, les actrices du muet doivent se faire doubler la voix lorsqu’elles parlent ou chantent. Puis ces doublures prennent définitivement leur place.




Ainsi beaucoup de clins d’œil sur ce cinéma sont présents dans le film. On notera aussi le numéro de claquette de ces deux personnages qui pour clore le film rappelle le couple Fred Astair et Ginger Rogers.


C’est donc un film très plaisant à regarder dont la performance de Jean Dujardin et de Bérénice Bejo ne peut être que saluée tant par leur prestation chorégraphique (danse, jeu expressif se prêtant au cinéma muet) que par la complexité des sentiments et de leur relation due à leur situation et au contexte social de l'époque.

Voici la BO du film:

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire