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dimanche 15 janvier 2012

Le Film Ovni...


DONOMA


Le cinéma Gallia de Saintes (17) accueille Le film Donoma ainsi que le réalisateur Djinn Carrénard, l’actrice , Amélia Derou-Bernal et le critique, Jacky Goldberg des « Inrockuptibles ».

SYNOPSIS (tiré du site officiel de Donoma)
« Il y a tout d’abord Analia, enseignante dans une classe de lycée professionnelle ; elle est harcelée par Dacio, le cancre de sa classe qui ne lui laisse pas une minute de répit. La tension entre la prof et l’élève se transforme soudainement en une attirance physique passionnelle…
La seconde histoire parle de Chris, une jeune photographe n’ayant jamais eu de relation amoureuse et qui va décider de faire une expérience : se mettre en couple et vivre chez elle avec le premier inconnu qu’elle croisera dans le métro. C’est Dama qu’elle choisira. Une seule règle de vie commune : interdiction de parler !
La dernière histoire parle de Salma, une adolescente atypique ballottée entre sa soeur malade, Soraya, et ses problématiques adolescentes, et qui se réveille un jour avec des stigmates christiques aux poignets… Mais Salma ne croit pas en Dieu, a un profond rejet pour la religion, alors pourquoi ces signes ? Sur son trajet elle croise Rainé, jeune homme profondément croyant et pratiquant. Saura-t -il lui expliquer ce que le surnaturel tente de lui dire ? »

Le réalisateur, Djinn Carrénard avec très peu de moyen se lance dans une aventure : celle de raconter, filmer des histoires d’amour ancrées dans un climat social très difficile qui domine la France d’aujourd’hui. Avec une caméra à l’épaule à œilleton qu’il a empruntée à une association il va filmer ses comédiens dans l’espace de deux mois. Plusieurs versions ont abouti et c’est la quatrième qui est projeté dans le « Donoma Tour ». En camion et accompagné des comédiens disponibles ils viennent dans nos villes nous présenter ce fameux film à 150 euros (un technicien et 10 comédiens) .

Peu de moyens mais le combat fut long pour trouver des distributeurs qui ne rechignent pas à montrer un premier film qui dure plus de deux heures et sans têtes d’affiche. Des critiques ont forcément un a priori en allant voir encore un film tourné avec aussi peu de moyens et se revêtant d’un aspect amateur, mais furent surpris de voir un long métrage aussi génial.

Les comédiens de formation (mais qui ne vivent pas tous de leur métier) ont prêté au réalisateur  leur appartement pour les scènes intérieures. Ils viennent du théâtre, du cinéma plus classique ou sont artistes de rue. 

Le réalisateur a énormément écrit sur les personnages de son film et a imaginé toute leur vie depuis leur naissance jusqu’à l’intrigue du film. Ainsi les acteurs devaient vraiment s’attacher à la biographie de leur personnage pour comprendre comment ils devaient inter-réagir avec leur partenaire. Ainsi on devine une forte partie d’improvisation mais extrêmement cadrée comme le souligne l’actrice, Amélia Derou-Bernal, présente lors de la projection au cinéma Gallia de Saintes (17).  

Le thème dominant est donc l’amour sous différentes formes : l’amour passion (entre une prof et son élève), l’amour désincarnée par une adolescente déracinée qui se réveille un matin avec des stigmates aux poignets et pieds alors qu’elle est athée, la première expérience pour une jeune femme photographe… Ainsi nous suivons la vie de ces couples et personnages où leur vie amoureuse doit se construire avec toutes les entraves sociales et économiques que notre société nous imposent aujourd’hui.

Le film est fort et très riche car il évoque bien d’autres aspects de notre société. Les comédiens sont époustouflants de sincérité et de générosité et se sont donnés à corps perdu dans cette aventure et expérience cinématographique qui marquera à mon humble avis le cinéma français.

 Céline B.
Voici la bande annonce du film:


samedi 3 décembre 2011

ART IN THE 7th ART


 GOD SAVES THE SCREEN

Dans le cadre de la semaine du cinéma britannique, « God Saves The Screen », Le Gallia à Saintes s’est penché sur la thématique suivante : The art in the 7th ».

PAINTING

Ainsi parmi les formes d’art nous avons eu celui de la peinture avec le film de Peter Greenaway, Nightwatching,  ou « La Ronde Nuit »sorti en 2008.

Nous avons donc le titre d’une œuvre de Rembrandt, peinte en 1942. Ici le cinéaste se penche sur les portraits peints sur le tableau et le mystère qui s’y cacherait : En fait dans l’œuvre de fiction , le peintre à voulu dénoncer un meurtre en exécutant ce tableau commandé par les personnages eux-mêmes. 
  Le tableau:

Ainsi le titre qui propose différentes lectures : la veillée de nuit et l’ observation des ténébres de l’obscurité et en l’occurrence celle de la société hollandaise et des personnages qui composent le tableau. Greenaway en plus de l’ intrigue dépeint cette société en jouant sur les clairs obscurs, la mise en scène assez théâtrale avec le lit conjugale qui trône au milieu de l’atelier sur un fond de tableau noir. Le décor rappelle cette époque baroque tout en étant assez minimaliste. Quelques scènes sont aussi des clins d'oeil à ses tableaux comme celle du boeuf écorché.
 La scène de la toilette:
 







L’importance de la lumière et les couleurs comme elles le sont évoquées dans la scène d’ ouverture suggère bien l’obsession de Rembrandt sur la lumière et la peur de la cessité.

Bande annonce:


Un autre film de Derek Jarman fut projeté. C’est son chef d’œuvre Caravaggio.

 Derek Jarman au parcours artistique riche et varié : photographie, paysagisme, plasticien… et cinéaste nous offre un regard particulier sur la vie de Caravage.
S’inspirant de sa biographie et de ses tableaux dont on les reconnaît dans leur mise en scène, Derek Jarman va mélanger les genres, comme il aime le faire et mettre en scène la créativité du peintre, la manière dont il s’est inspiré de ces personnalités rencontrées, souvent les gens de la rue, telles les prostituées et ivrognes.

Tableau de Cupidon
Scène du film avec le tableau figurant à côté
Tableau: Musique
Scène du film


Ranuccio dans le film
Lena

 Ici l’actrice Tilda Swinton, dans le rôle de la prostituée Lena, crève l’écran et fut une importante rencontre pour le réalisateur qui devint par la suite sa muse.
On avance dans ce film comme dans des tableaux d’époque meublés d’objets contemporains.
Bande annonce:


Thème de la Sculpture:
Le Land Art 

Puis le Gallia nous a proposé le thème de la sculpture avec un documentaire sur l’artiste Andy Goldworthy. Ce sculpteur s’exprime sur l’écoulement du temps à travers de matériaux bien différents. Il s’exécute dans la nature même en manipulant ce qu’il trouve sur place : brindille ou tige de fougère dont la partie obscure connecte le sous-sol à la lumière, le bois flotté, fleurs, cornes, les feuilles mortes ou bien vertes, les pierres furigineuses, la glace (stalactites) …pour composer des oeuvres éphémères ou permanentes. 


Son œuvre peut survivre quelques secondes ou plusieurs années. Pour lui, même si sa création est éphémère, elle ne se détruit pas, mais se reconstruit elle-même en autre chose. Son approche de l’ art et des éléments de la nature telle que l’eau (rivières et marées) et sa manière de ressentir son propre accomplissement dans ses œuvres rappellent l’esprit du chaman. Le cycle, le temps et certaines forment rencontrées dans la nature sont sources d’obsession chez lui . Ainsi la ligne qui serpente, le trou noir…sont des figures géométriques récurrentes.          
On notera que le réalisateur par le biais de ses images n’a pas essayé de surpasser les œuvres de Andy Goldworthy. L’esthétique s’en dégage mais aussi l’investissement et réflexions de l’artiste. 
 
Bande annonce:

FOOD FOR THOUGHTS

Enfin je terminerai par le thème de la nourriture, de la gastronomie abordé par le cinéma.


Tout d’abord, le film, The Trip, de Mickael Wintterbottom mettant en scène deux acteurs, Steve Coogan et Rob Brydon jouant leur rôle respectif. L’intrigue est simple : Le magazine The Observer commande à Steve Coogan de tester les meilleurs tables du nord de l’Angleterre. Ainsi, sa fiancée ne pouvant le suivre, il demande à son ami Roy Brydon de l’accompagner. C’est ainsi que commence ce road-movie gastronomique avec comme décor les routes serpentant dans les vallées et montagnes du nord et de la région de Lake District.
 
Les répliques entre les comédiens sont aussi savoureuses que truculentes et on sent bien les improvisations de ces deux protagonistes à l’amitié vacharde vacillant entre concours d’imitations puérils et réflexions (pseudo)-philosophique sur leur vie. Ce road-movie culinaire est ponctuée aussi de références lettrées telles que Coleridge, les sœurs Brontë ou Wordsworth.
Une brillante comédie à l’anglaise !

Bande annonce:


Puis, le film Toast, une biopic sur le chef, Nigel Slater, montre comment il est arrivé dans le monde de la gastronomie. 

Sa mère, douce et calme était une piètre cuisinière. Mais après son décès, son père s’entiche de sa domestique, qui elle excelle dans l’art culinaire. Détestant sa belle-mère et pour attirer l’attention de son père rivalise avec cette rivale en confectionnant de bons plats en particulier la tarte au citron meringuée. C’est ainsi qu’il entre dans une école pour apprendre la cuisine puis se fit engager dans plusieurs restaurant.
C’est une comédie basée sur sa jeunesse et sa relation avec les femmes avec comme trait d’union l’art culinaire.
Aujourd’hui, Nigel Slater a publié des livres sur la cuisine et gagné plusieurs prix. 
Nigel Slater

Bande annonce:
 
           

dimanche 27 novembre 2011

THE ARTIST

Saluons les artistes!
 
Film très attendu à sa sortie nationale après avoir conquis le festival de Cannes 2011, il ravive nos souvenirs des films muets de Buster Keaton ou Charlie Chaplin pour ne citer qu’eux. L’histoire se passe à Hollywood en 1927 (veille du Krach boursier et pendant la prohibition et de la mise en place des comités de censure dans la production et écriture des scénaries). Ici le sujet tourne autour du passage du muet vers le cinéma parlant.
Les deux protagonistes du film, George Valentin (incarné par Jean Dujardin) et Peppy Miller (jouée par Bérénice Béjo) vont rythmer l’histoire avec leur relation complexe passant de la comédie au drame. A cette époque, les comédiens du cinéma muet perdaient vite leur emploi, ne pouvant adapter leur jeu au cinéma parlant étant trop habitués à grossir, exagérer leurs expressions et gestuelles. Par ailleurs savoir dire et jouer un texte relevait de compétences qu’ils n’avaient pas forcément.

Ainsi le personnage de George Valentin nous rappelle Charlie Chaplin, qui a l’époque défendait ardemment les films muets et tournaient en ridicule les films parlants (bavards) dont pour lui les dialogues étaient sans intérêt. Pour critiquer cette nouvelle technique filmique et au-delà de ça l’utilisation de la mécanisation et tout le système capitaliste, Charlie Chaplin dans Les Temps Modernes, incruste des effets sonores tels que la voix off du magnéto qui parle, de l’écran espion avec le directeur qui donne des instructions et ordres absurdes et les gargouillis au poste de Police.

(La présence du chien dans "The Artiste" rappelle: Dog's Life)





D’autres films se sont penchés sur cette transition du muet au parlant. Par exemple dans Singing in the Rain, les actrices du muet doivent se faire doubler la voix lorsqu’elles parlent ou chantent. Puis ces doublures prennent définitivement leur place.




Ainsi beaucoup de clins d’œil sur ce cinéma sont présents dans le film. On notera aussi le numéro de claquette de ces deux personnages qui pour clore le film rappelle le couple Fred Astair et Ginger Rogers.


C’est donc un film très plaisant à regarder dont la performance de Jean Dujardin et de Bérénice Bejo ne peut être que saluée tant par leur prestation chorégraphique (danse, jeu expressif se prêtant au cinéma muet) que par la complexité des sentiments et de leur relation due à leur situation et au contexte social de l'époque.

Voici la BO du film:

mardi 22 novembre 2011

ABOUT JOHN STEINBECK

John Steinbeck's bitter fruit

Seventy years after The Grapes of Wrath was published, its themes – corporate greed, joblessness – are back with a vengeance. Melvyn Bragg on John Steinbeck's remarkable legacy.

 

 

To read the whole article published in the Guardian, click on the link below:

 

http://www.guardian.co.uk/books/2011/nov/21/melvyn-bragg-on-john-steinbeck?fb=native&CMP=FBCNETTXT9038

dimanche 6 novembre 2011

Les Enfants du Marais

Film aux touches poétiques qui raconte une histoire d'amitié. Adapté d'un roman, Jean Becker réalise un film simple mais très émouvant dont la musique de Pierre Bachelet sublime les images, les émotions  de chaque personnage... Un film qui fait du bien dont les personnages très attachants sont interprétés par Dussollier, Villeret...
Film à voir et  revoir, toujours et encore...